Le petit train des réformes : wagon lycée, wagon concours, wagon catho
Mis en ligne le 6 décembre 2009
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A la rentrée, le Ministère et certaines associations pédagogistes rêvaient de tester en grandeur nature la viabilité d'une école sans professeurs (voir numéro précédent) en fermant tous les établissements scolaires. L'ampleur très réduite de l'épidémie de grippe A en septembre n'a pas permis de mettre en œuvre ce beau projet, que l'actuelle campagne de vaccination devrait rendre définitivement inutile même en cas d'extension foudroyante de l'épidémie. Le petit train des réformes continue en revanche sa route. Il y a même eu une accélération ces derniers jours sur deux dossiers essentiels : la réforme des lycées et la mastérisation des concours.
L'an dernier, une mobilisation lycéenne, courte mais incontrôlable, avait empêché Xavier Darcos de réaliser la réforme-Gaudemar des lycées. |
La réforme-Descoings prend le relais en l'An I du ministère Chatel. Réforme présentée comme "minimaliste" et qui renonçait à l'une des dispositions les plus contestées : la semestrialisation de l'année scolaire sur le modèle de celle qui eut lieu à l'Université et qui y a causé de nombreux dégâts. Depuis la rentrée, les choses sont devenues de plus en plus claires, suscitant les premières réactions (voir les communiqués du mois d'octobre). Il y a eu ensuite un document de travail, classé "confidentiel" et daté des 9 et 10 novembre qui précisait les contours, jusque là assez flous, du "nouveau lycée". Puis des annonces officielles ont été faites et le climat commence à s'alourdir.
Une mobilisation universitaire, très longue mais finalement impuissante, avait bloqué l'an dernier la "mastérisation" des concours de recrutement. Le projet revient, sous une mouture à peine différente. Là encore, nous publions plusieurs documents récents : le rapport du "groupe de synthèse", daté du 27 octobre, et le projet actuel du Ministère, daté du 9 novembre, qui a suscité, pour des raisons parfois strictement opposées, une opposition massive et unanime depuis l'UNSA jusqu'à la Société des agrégés en passant par la CPU et la CDIUFM. Luc Chatel et Valérie Pécresse ont semblé surpris par cette levée de boucliers mais restent fermes : la réforme sera définitive dans une dizaine de jours.
On en a fort peu parlé dans la presse : suppression de postes et de crédits sont désormais le lot de l'enseignement public. Parallèlement, Valérie Pécresse chouchoute les Instituts catholiques privés.
Sur tous ces dossiers essentiels pour l'avenir de l'école, nous souhaitons bonne lecture aux internautes. |
Compte-rendu de l'Assemblée générale de Reconstruire l'Ecole
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Télécharger les anciens numéros
| n° 1 : Novembre noir pour l 'école | n° 5 : Bras de fer |
| n° 2 : Avertissement d'incendie | n° 6 : Devoirs de vacances |
| n° 3 : Sous les frimas la fronde | n° 7 : Ce qui grippe la rentrée |
| n° 4 : La fièvre monte en février | |
| MAIS, dit la présidente... |
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Par Françoise Guichard, présidente de Reconstruire l'école
Cette chronique -- dont le titre constitue un petit clin d’œil aux vieux lecteurs de L’Huma qui se souviennent avec émotion du billet d’André Wurmser – se propose de suivre l’actualité de l’Ecole, avec plus ou moins de régularité sans doute, ne serait-ce qu’en fonction des événements. Tout en étant fidèle aux principes qui font la spécificité de Reconstruire l’Ecole, elle n’a pas la prétention de refléter systématiquement tout le point de vue de l’association, mais aussi de poser des questions et d’ouvrir, s’il le faut, des débats.
Texte à venir |
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| REFORME DU LYCEE |
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Communiqué de Reconstruire l'Ecole (24 octobre 2009)
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Motion de l'Association des Professeurs de Lettres (17 octobre 2009)
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Communiqué de Sauver les Lettres (26 novembre 2009)
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"Les implicites du discours de Nicolas Sarkozy" (sur le blog de Catherine Kintzler)
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Présentation rapide de la réforme dans Le Monde (19 novembre 2009)
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Une pétition des historiens et géographes (dans Libération)
| MASTERISATION DES CONCOURS |
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Communiqué de Reconstruire l'Ecole (12 septembre 2009)
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L'Avis de l'Académie des Sciences et une analyse critique par Pedro Cordoba
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Le projet actuel actuel du gouvernement (11 novembre 2009)
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Les vraies raisons de la réforme : la suppression de postes
Un député UMP explique les varies raisons de la réforme : "La mastérisation permet de supprimer 600 emplois administratifs, 9182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré, 6733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré, 1876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT)"
Télécharger l'Avis présenté au nom de la commission des affaires culturelles et de l’Éducation sur le projet de loi de finances pour 2010 (n° 1946) par le député UMP Dominique Le Mèner.
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Menaces sur l'agrégation : les normaliens menacent de ne plus passer l'agrégation. Analyse à venir
| SUR LE NET |
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L'enseignement supérieur catholique chouchouté
Dans un premier temps, la loi Pécresse, qui fait entrer le public dans une marche forcée vers l’ "autonomisation", était déjà synonyme de désengagement de l’Etat.Dans une deuxième phase, la même ministre mène , dans la plus grande discrétion, une contractualisation avec financement public pour les établissements supérieurs privés associatifs fédérés par l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique (Udesca) et l’Union des grandes écoles indépendantes. En juin dernier, Valérie Pécresse chuchotait ces mots doux à l’oreille de l’enseignement privé : "Cet automne, nous définirons ensemble un nouveau modèle de financement qui prenne en compte l’activité des établissements et valorise leur performance, à l’image de ce que nous proposons aux établissements publics d’enseignement supérieur". Pendant près d’un an, la première réforme avait fait des vagues ; l’été venu, le chantage à l’examen aidant, le soufflé était retombé. On s’achemine à présent vers une sorte de loi Debré bis, pour l’enseignement supérieur privé.
Lire la suite sur le site de Bakchich Info
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La loi Carle et le financement des écoles privées par les communes
Un article de Mediapart sur le site de SLU
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Eric Maurin ou le néolibéralisme de gauche à l'école
Critique du livre d'Eric Maurin, La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation, par Guy Dreux, Institut de recherches de la FSU. Télécharger l'article
| LES REFORMES DU SUPERIEUR : UN SEMINAIRE ALTERNATIF A L'EHESS |
Pendant toute l'année 2009-2010 se tient à l'EHESS un Séminaire alternatif "Les politiques des sciences" consacré aux évolutions actuelles de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Premières séances :
4 novembre 2009 : Ouverture. Enjeux et futur du mouvement universitaire. Modération : Robert Descimon. Intervenants :Luc Boltanski (EHESS), Pauline Delage (doctorante EHESS, Sud), Marcel Gauchet (EHESS) et Isabelle This Saint-Jean (Paris-XIII, SLR)
18 novembre 2009 : Régimes d’évaluation 1. L’évaluation comme principe
politique.
Modération : Michel Agier. Intervenants : Richard Rechtman (CHS La Verrière, IRIS) sur l’hôpital
psychiatrique, Emmanuel Didier (CNRS-CESDIP) sur la police, Albert Ogien (CNRS-CEMS) sur la Lolf, Sylvain Piron
(EHESS) sur la recherche
Télécharger le calendrier de l'année
Télécharger le verbatim de la première séance
| CADEAUX DE NOEL ET DE NOUVEL AN |
A venir
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Procès de SOS Education contre Reconstruire l'Ecole et Sauver les Lettres : les attendus du jugement
À la suite d'une plainte pour injure et diffamation de SOS Education à propos de notre communiqué du 24/10/06, les présidents de Reconstruire l'école et de Sauver les lettres avaient été mis en examen puis jugés. Dans sa sentence rendue le 27 novembre 2008, le tribunal avait relaxé Sauver les Lettres et Reconstruire l'École des plaintes pour injures et diffamation. SOS Education avait fait appel de ce jugement. Le jugement d'appel rendu le 30 juin 2009 a débouté SOS éducation de toutes ses demandes. Nouveau : Les attendus du jugement
La justice coûte cher, même quand on gagne un procès.
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