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Compte-rendu de l'assemblée
générale de Reconstruire l'école, le samedi 17 octobre 2009, au lycée Henri IV à
Paris. |
Présents : Françoise Guichard, qui porte les mandats de
Michèle Gally et de Pedro Cordoba, Eliane Thépot ayant le mandat de Françoise
Puel, Laurence Millot, Névine Marchiset, Jacques Maillard, Pierre-Henri
Kalinarczyk, Patricia Chwat, Colette Ouzilou, Kathleen Barbereau, Nicole Séméria,
Isabelle Voltaire.
Le secrétariat de séance est assuré par Isabelle Voltaire.
Rapport financier, fait par la trésorière, Eliane
Thépot.
Pour l'année scolaire 2007-2008, l'encaisse de départ plus
les cotisations moins les dépenses donne :
3786, 79 + 1014 - (459,09 + 8) = 4333,70 euros.
Pour l'année scolaire 2008-2009, 4333,70 + 721 - 8 = 5046,16
euros.
Mais il faudra soustraire les honoraires de l'avocat, ce qui
ramènera l'avoir à environ 2500 euros.
Ce rapport financier est adopté à l'unanimité.
Des précisions sont demandées sur les frais du procès :
puisque nous avons gagné, on pouvait s'attendre à ce que l'adversaire soit
condamné aux dépens : ce n'est pas le cas, donc nous devons payer l'avocat.
Rapport d'activité, fait par la présidente, Françoise
Guichard.
vUne
association convalescente :
Après des moments difficiles voici plus d’un an, puisque nous nous étions posé
la question de notre autodissolution, nous pouvons nous risquer à dire que, sans
afficher une insolente santé, notre convalescence se porte plutôt bien. Si nous
nous basons sur le nombre total d’adhésions depuis la fondation de RE, les stats
d’Éliane en comptent 118, ce qui n’est pas ridicule. Il faudra d’ailleurs se
poser tout à l’heure la question de savoir dans quelle mesure nous ne devrions
pas recontacter tout ou partie de ces adhérents.
vLes activités ont repris
Nous avions décidé l’an dernier d’un certain nombre d’activités susceptibles à
la fois de nous rassembler et de (re)lancer notre visibilité. Nous avons tenu,
parfois difficilement à cause des dates, les trois conférences que nous avions
programmées au lycée Henri IV, avec Colette Ouzilou, Nathalie Bulle, et, après
la crise universitaire, deux collègues de l’enseignement supérieur. Néanmoins
ces conférences, toutes d’un grand intérêt, n’ont pu déboucher, faute de moyens
matériels et de disponibilités de notre part, sur l’édition des fascicules
prévus dans le cadre d’une « Petite Bibliothèque de RE » qui reste entièrement à
construire – ce sera peut-être aussi un point du débat.
vLa crise universitaire
Pedro Cordoba, malheureusement absent aujourd’hui, a fait beaucoup pour la
visibilité de RE pendant la crise universitaire.
L’association a gagné, auprès de nos collègues du supérieur -- en particulier en
province -- une réelle audience. Le rôle du site internet de RE –
malheureusement trop souvent, puis définitivement en panne, ce sera aussi un des
points à débattre dans quelques minutes – a été dans ce sens essentiel. Il a
servi de ressource incontournable à plusieurs reprises.
vPerspectives
Il est difficile de prévoir comment vont se passer les années scolaire et
universitaire.
Le discours de N. Sarkozy sur les lycées ne provoque pour le moment que peu de
réactions. On ignore si la crise universitaire va rebondir cet hiver. On ignore
tout autant si le mouvement des instituteurs désobéisseurs, porteur d’une
confusion déplorable, va ou non retomber. Cela dit, RE doit se tenir prête, dans
la mesure de ses moyens, à se faire entendre dans le débat.
Le CA, réuni samedi dernier, a donc listé un certain nombre de propositions à
mettre en débat devant l’AG :
-Une des missions de l’association est, rappelons-le, le lobbying. Il faudrait
donc envisager la création d'une cellule – d’une commission, si vous préférez --
chargée des contacts avec la presse, les syndicats, les associations de
spécialistes, les autres associations de défense de l’école et des humanités.
Dans ce sens, il serait également souhaitable que nous fassions fusionner nos
carnets d’adresses, chacun de nous connaissant sans doute quelques journalistes
ou personnalités médiatiques susceptibles de répercuter peu ou prou nos points
de vue.
-Dans le même ordre d’idées, il nous faut mieux apparaître es qualités dans les
médias. Le CA demande donc à l’AG d’autoriser ses membres à intervenir en tant
que représentants de RE, par exemple lors d’émissions de radio ou de télévision,
y compris du type « les auditeurs ont la parole ».
-Toujours dans cette optique, le CA demande à l’AG de l’autoriser à prendre
contact avec les associations de spécialistes et les syndicats, y compris du
secondaire. Il ne s’agit pas de « syndicaliser » RE, mais de tenter de jouer un
rôle d’explication auprès de structures qui ne sont pas forcément très
conscientes des enjeux réels – on l’a bien vu sur les questions de la
mastérisation des concours.
-Toujours en termes de visibilité, se pose évidemment la question du site
internet de l‘association, qui semble définitivement en panne. Il faudrait donc
d’une part changer de fournisseur, d’autre part envisager de le refaire. Le CA
sollicitera donc de l’AG l’autorisation de contacter des informaticiens et de
leur demander des devis dans ce sens.
-Une fois le site restauré, il faudra sans doute envisager d’élargir le nombre
des rubriques et de prévoir en particulier une dimension européenne pour les
informations données. De même, il serait souhaitable que se mette en place une
commission « revue de presse », chargée d’alimenter le site de tous liens
susceptibles d’intéresser nos adhérents, nos sympathisants, et toute personne un
peu concernée par les problèmes de l’Ecole. De façon générale, il serait
souhaitable que des adhérents plus nombreux envisagent d’écrire sur le site et
d’y contribuer régulièrement.
-Écrire, faire du lobbying, contacter les médias, alimenter le site, certes,
mais la question se pose aussi de savoir avec quoi… Sans doute serait-il
souhaitable de tenir non pas une université d’été, dont nous n’avons pas les
moyens, mais une journée annuelle de formation, qui nous permettrait à la fois
d’échanger et de nourrir nos analyses, arguments et réflexions.
-Enfin, les phynances étant, vous l’avez vu, ce qu’elles sont, le CA souhaite
mettre en débat l’augmentation de la cotisation annuelle à 20 €. Il serait
également intéressant d’envisager, comme à SLL, une double adhésion : une pour
toute la vie, quitte à relancer les vieux adhérents qui n’ont pas renouvelé leur
cotisation en leur demandant en quelque sorte une « confirmation », et une autre
annuelle de type « comité SLL » et regroupant nos amis les plus actifs, les plus
disponibles et les plus motivés.
Je conclurai en rappelant que, s’il ne se passe pas grand-chose sur le front de
l’Ecole en ce moment, rien ne dit que ce calme apparent ne cache pas un ouragan
à naître. J’insiste donc sur l’importance qu’il y a, en dépit de nos
relativement faibles forces, à nous tenir prêts à nous faire entendre sur toutes
les questions de formation et d’éducation qui risquent de se re-poser à plus ou
moins court terme.
Vote : Le rapport d'activité est approuvé à l'unanimité.
Question diverse : confirmer Cécilia Suzzoni au CA : accepté
à l'unanimité.
Discussion des propositions d'actions.
1) Liste de discussion : Névine Marchiset va créer une
nouvelle liste, il sera proposé aux adhérents à jour de s'y inscrire (c'est
fait, à la date de rédaction du présent compte-rendu).
2) Site : le frère de Michèle Gally, informaticien, peut
refaire un site, qu'il faudra alimenter en articles. L'achat d'un nom de domaine
peut se faire à un prix modique : 14 euros environ par an chez LWS, par exemple
(inscription simple sur internet, voir http://www.hebergeur-discount.com/, ou
http://www.lws.fr). Il faut demander un devis pour la maintenance du site.
3) Que chacun de nous envoie à Françoise Guichard la liste
des contacts qu'il peut avoir.
4) La présidente et les membres du CA sont autorisés par
l'assemblée à intervenir à la radio, et à contacter les syndicats et
associations.
Dans le même ordre d'idées : les projets de communiqués sont
soumis à amendements du CA jusqu'à une date butoir, puis mis sur la liste et
envoyés à la presse.
5) Il est projeté d'organiser une université d'été (ou plus
modestement une journée d'étude ?), avec trois conférences et un débat.
6) Jacques Maillard rappelle le danger de la loi sur la
mobilité des fonctionnaires, et de la loi Silicani (orthographe ?), et nous
communique la motion votée par son syndicat, le SNCS (voir en annexe), il invite
chacun de nous à tenter d'en faire autant. La mastérisation va dans le même sens
de disparition des diplômes nationaux.
7) Laurence Millot accepte de prendre la succession du
secrétariat.
8) Augmentation de la cotisation à 20 euros : 3 contre, 1
abstention, 9 pour, donc adoptée.
Nous allons relancer les anciens : IV fait le tri de la
liste complète, demande confirmation au CA, puis la nouvelle secrétaire Laurence
Millot leur enverra une relance de cotisation.
L'assemblée générale est close à 17 heures.